Tendoryu

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The News
EUREGIO 2010 PDF Print E-mail
  
Thursday, 17 December 2009 11:04
 

STAGE D'AÏKIDÔ "EUREGIO"

 

Quatre Professeurs vous enseignent l'Aïkidô:

Jos VANROY (Belgique)

Volker MARCZONA (Allemagne)

Ludovicus PETERS (Pays-Bas)

Pascal OLIVIER (France)

 

Samedi 13, Dimanche 14 fév.2010

 

Lieu: GENK (Pays-Bas).

Environ 6 heures d'entraînement sur deux jours! Une belle occasion de faire le point sur vos connaissances et de varier les plaisirs. Ouvert à tous les niveaux.

 
Départ le samedi matin vers 7 heures; retour le dimanche soir vers 20h.
Inscriptions par courriel auprès de Colombe, qui fera suivre.
 
Participation de 25 euros environ requise;
 
Hébergement possible si l'on s'inscrit à l'avance!


Last Updated ( Wednesday, 24 March 2010 11:14 )
 
CHAVILLE 2010 PDF Print E-mail
  
Thursday, 17 December 2009 10:53
SOIREE DES ARTS MARTIAUX JAPONAIS à CHAVILLE (près de Versailles)
 

 organisée par l'Ecole Yôshinkan d'Aïkidô

 de Maître Jacques MUGURUZA

 

SAMEDI 23 JANVIER 2010 à 19H
 
Gymnase Léo Lagrange, 
Chaville (à deux pas du RER CHAVILLE-Rive gauche)

  
Une bonne occasion de découvrir d'autres styles d'AIKIDO et d'arts martiaux du Japon que l'on ne peut pas voir souvent.

 

Participation de 5 euros pour les visiteurs.


Last Updated ( Thursday, 17 December 2009 11:01 )
 
Calendrier Hakkô-Ryû à OZOIR PDF Print E-mail
  
Thursday, 17 December 2009 10:48
CALENDRIER DES SEANCES
        d' AÏKI-JÛ JUTSU
 
                   sous la direction de:
                     Philippe & Vincent BRAJDIC
 
 JEUDI  7  JANVIER 2010
 JEUDI  11 FEVRIER
 JEUDI  11  MARS
 JEUDI  8  AVRIL
 JEUDI  6  MAI
 JEUDI  10  JUIN
 

Pascal OLIVIER enseignera l'Aïkidô Tendôryû à COLLEGIEN (près de Torcy) les mercredis suivant ces séances: tous les Aikidokas Ozoiriens peuvent venir pratiquer avec les Pratiquants d'Aïki Jû Jutsu pour élargir leur horizon.
 

Last Updated ( Thursday, 17 December 2009 10:53 )
 
Comment se faire des amis PDF Print E-mail
  
Tuesday, 01 December 2009 13:27
COMMENT SE FAIRE DES AMIS
Courrier-article de P. OLIVIER
au magazine "Arts Martiaux Traditionnels d'Asie",
numéro 44 de février-mars 2000,
publié in extenso par la rédaction de la revue qui le déclarait "d'un grand intérêt".
 
 
"COMMENT SE FAIRE DES AMIS": tel est le titre que j'attribuerais volontiers à cet article assez percutant, écrit voici presque dix ans à un magazine disparu depuis, suite à l'entrevue d'un Aïkidôka indépendant qui avait fait des déclarations avec un franc-parler assez rare il faut le dire.
 
"Jeunesse, jeunesse, quand tu nous tiens!..." Aujourd'hui, avec le temps qui a continué de s'écouler (vite... si vite... trop vite... c'était hier, et voilà qu'une décennie a passé, sans faire de bruit), les quelques rides et cheveux blancs acquis aussi au cours de cette période; avec l'expérience de la vie tout simplement, il faut bien dire que je n'écrirais plus de telles choses aujourd'hui. Non pas qu'il y ait quoi que ce soit à en soustraire: l'opinion énoncée est mienne, et je ne saurais la renier. Disons simplement que les choses peuvent être tournées avec davantage de... souplesse.
 
Et surtout, prenons bien conscience, si ce n'est déjà fait, qu'il n'y a pas "UNE" Vérité dans l'Aïkidô (ou le Budô), mais que ses expressions sont multiples: à peu près aussi nombreuses qu'il y a de pratiquants. En ce sens nul ne détient la Vérité de manière exclusive, et répétons que les diverses approches et tendances de l'Aïkidô sont parfaitement salutaires et ont vocation à cohabiter, car elles correspondent à des sensibilités et des aspirations différentes.
 
Félicitons-nous qu'il en existe une infinité!
Et bonne lecture malgré tout...
 
 
 
"AIKIDO: LE MUR DU SILENCE ENFIN BRISE?"
C'est avec une grande satisfaction que je prends connaissance de votre interview de Philippe VOARINO, dans le dernier numéro d' "Arts Martiaux". Enfin, le tabou qui pèse sur l'Aïkidô est brisé, et ce, pour la seconde fois dans vos colonnes. L'histoire vous en reconnaîtra le mérite!
 
Ayant habité au Japon de 1980 à 1991, j'ai pu mesurer à quel point tout esprit était absent de la pratique de l'Aïkidô à l'Aïkikaï, et j'ai eu le temps de le déplorer au cours de quatre années d'entraînement quotidien sous la férule des différents maîtres qui y dirigent les cours.
 
Ecoeuré, et sur le point de cesser toute pratique, je quittai l'Aïkikaï après avoir rencontré Maître Shimizu, expert indépendant comme bien d'autres. Ce fut une redécouverte. Bien plus: ce fut une renaissance.
 
Bien sûr, il ne faut pas dire que tous les maîtres de l'Aïkikaï sont mauvais; mais les rares Sensei qui y enseignent le véritable Aïkidô sont relégués tout en bas du tableau, et ne bénéficient que d'un ou deux malheureux cours hebdomadaires. On les tient soigneusement à l'écart de toute publicité, comme s'ils n'existaient plus, ou n'étaient que les survivants honteux d'un âge révolu et poussiéreux, au profit de quelques autres professeurs modernistes, plus jeunes et plus médiatiques. C'est essentiellement la génération post-Morihei Ueshiba qui enseigne, par ignorance, un Aïkidô déspiritualisé et exclusivement physique.
 
A l'Aïkikaï, je constatai avec étonnement que toutes les techniques commençaient par un blocage; puis on bousculait le partenaire, tirant, poussant, usant de tous les artifices pour le traîner au sol. Tous les principes de spirale et de souplesse étaient absents. Il fallait s'imposer en force. La domination de l'autre était le but suprême de la pratique.
 
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", dit une célèbre maxime. L'Aïkidô sans conscience n'est que ruine du corps et de l'esprit, et l'adepte n'en sort jamais grandi. Sans verser dans le mysticisme, et en insistant sur l'importance de développer une technique précise, juste, fluide, souple mais puissante, il faut reconnaître à l'Aïkidô une vocation éminemment spirituelle, qui permet au pratiquant de se tourner vers soi-même et de découvrir avec émerveillement la vie qui coule en lui, source inépuisable de bonheur et perpétuel renouvellement.
 
C'est lorsque la pratique tend à atteindre ce niveau que l'art mérite l'appellation d'Aïkidô, qui est une recherche sans fin de l'harmonie par la non-résistance et l'absorption du mouvement de l'autre.
 
En faire fi, c'est réduire cette merveilleuse pratique au rang d'un banal sport d'opposition et de blocage, dont celui qui a les plus gros bras sortira "vainqueur". C'est le règne de l'ego! C'est parcourir à l'envers le chemin tracé par Morihei UESHIBA, homme en avance sur son temps de quelques siècles, peut-être d'un millénaire.
 
C'est tarir la source vitale de richesse spirituelle et de découverte, qui a le mérite de faire vibrer le corps et l'âme à l'unisson, permettant à l'homme de dépasser ses limites charnelles et ainsi participer au divin.
 
L'Aïkikaï, aujourd'hui, développe et propage un Aïkidô sportif dépouillé de toute recherche interne (les termes de KI, KOKYÛ,... qui sont à l'Aïkidô ce que l'essence est à l'automobile, sont totalement absents de son enseignement, au Japon et ailleurs).
 
Il ne faudra pas s'étonner de les voir un jour organiser des compétitions. D'ailleurs, n'est-ce pas ce qui se passe de fait sur les tatami, même si, prudent, l'on n'en a pas encore prononcé le nom?
 
Mais désormais, le voile est levé: alors que l'on voudrait nous faire croire qu'il n'est point de salut hors l'Aïkikaï, de plus en plus de pratiquants se tourneront vers les groupes indépendants qui, loin des sphères officielles, enseignent un Aïkidô pur et authentique. Ces groupes peuvent avoir une pédagogie et une approche différentes, ils se retrouvent sur l'essentiel: la poursuite d'un idéal de Paix et d'Harmonie, et l'enrichissement de l'esprit; la fidélité, aussi, à l'enseignement du maître-fondateur.
 
Pratiquants d'Aïkidô, ne craignez pas de sortir des sentiers battus!
Et si d'aventure, vous en veniez à douter de ce que l'on vous propose, ou impose, interrogez-vous utilement:
"Et si la vérité était ailleurs?"

 

 

 
Gala d'ouverture du FIPAM le 19 novembre 09 PDF Print E-mail
  
Thursday, 26 November 2009 14:23
GALA D'OUVERTURE DU FIPAM:
Fonds International pour la Préservation des Arts Martiaux

 
Nous y étions! A l'invitation d'un grand Sensei membre du Conseil des Sages de ladite toute nouvelle institution, nous sommes arrivés, Pascal OLIVIER et moi-même, à 18h40; prévoyant les difficultés évidentes de stationnement dans le quartier des Halles-Montorgueil, très largement piétonnier, le véhicule avait été laissé à Saint-Mandé. Un coup de métro, et hop! nous voilà au gymnase Léopold Bellan presque avant tout le monde.
 
Nous en serons quittes pour poireauter en écoutant de la musique synthétique des années 70, diffusée largement pendant la longue attente. La soirée était censée commencer à 19h; elle sera inaugurée à 20h, car il aura fallu attendre jusqu'à la dernière limite les retardataires parfois illustres qui n'avaient pas prévu de laisser leur voiture suffisamment loin du lieu des festivités...
 
Les rangs, clairsemés jusqu'à la dernière limite et même au-delà, étaient occupés autour de nous par des groupes de messieurs cravatés et bon chic, bon genre. Pour un peu, on se serait cru à une soirée électorale du RPR, non, je rigole, allons, ne nous prenons pas trop au sérieux.
 
Pendant que notre professeur consulte d'un oeil ayant tendance à la myopie ("Mais non! Je vois très bien!" dit-il, piqué au vif, quand on lui fait la remarque) la brochure remise à l'entrée, je tends l'oreille pour percevoir ce qui se dit derrière nous. Point n'est besoin d'ailleurs de les trop étirer: les propos sont tenus suffisamment fort pour être entendus jusqu'assez loin. Parle-t-on d'arts martiaux? Pas précisément.
 
Un monsieur qui ressemble un peu à Michel JOBERT raconte complaisamment comment il a envoyé balader un gendarme qui l'avait pincé à 78km/h au lieu de 50; à l'en croire, le pandorre était empressé à lui obéir quand il lui intimait l'ordre de faire vite car il était lui-même pressé; il démarre en trombe devant notre militaire désabusé qui le regarde bouche bée et les bras ballants d'impuissance... J'aurais aimé assister à la scène, la version vraie étant peut-être légèrement différente de celle donnée ce soir.
 
Son voisin, ne souhaitant pas demeurer en reste, surenchérit en contant la façon dont il avait envoyé balader un notaire, ou un huissier je ne sais plus, en le tutoyant s'il-vous-plaît (oh, non! Pas çà!...)! Le drôle avait osé s'acquitter de l'ingrate tâche de venir lui présenter un reliquât de contraventions à payer, dont le solde s'élevait à cent mille francs (anciens? Nouveaux? Bah, qu'importe...). Là aussi, il faudrait faire publier la recette qui ne manquera pas d'intéresser des millions de contribuables; mais pour l'heure, rassurons-nous en nous disant qu'avec de tels caïds, la France ne risque rien. Elle est même plutôt bien défendue!
 
Plus loin, un groupe de vieux complote. "Tout a toujours très mal marché", dit l'un. "C'est sûr, tout était mieux avant", enchaîne son compagnon. "Quand je pense qu'un de ces jours, nous ne serons plus là pour redresser les torts...", dit un troisième; et les quatre Anciens de lever les yeux au ciel en se mordant la lèvre inférieure et en secouant les mains comme après s'être brûlés. Le dernier d'entre eux susurre d'une voix de basse que l'on entend à l'autre bout de la salle, qu'il a écrit 10 livres sur le Budô, qu'il sait de quoi il parle; quand viendra son tour de s'exprimer au micro, car c'est une sommité, il tiendra d'un ton très sûr les mêmes propos, assortis de l'histoire des cinq premières ceintures noires de Jûdô de France. L'assistance retient son souffle en entendant évoquer des histoires datant des années trente. Et je quitterai la salle en regardant le sol tant la honte est grande de n'avoir pas retenu les noms illustres de ceux qui ont tracé le premiers la Voie.
 
La soirée peut enfin commencer. Un homme qui ne se présente pas, comme si tout le monde était parfaitement au fait, se lance dans un premier discours; un second qui ne dévoile pas davantage son identité mais s'exprime d'un air entendu s'avérera être l'instigateur du projet. Si, comme nous l'enseigne à l'envi notre professeur, l'étiquette est le B.A. BA du Budô (l'on commence par saluer en entrant dans le Dôjô; l'on s'habille après être passé à la douche, on fait le noeud de ceinture correctement, et l'on resalue, en montant sur le tatami, en position seïza après avoir effectué quelques profondes inspirations, etc), la moindre des choses serait de se présenter d'une part, et de ne pas écorcher les noms des personnes et des arts que l'on mentionne!
 
En effet, pendant toute la soirée, nous avons entendu prononcer "Jû-JITSU", alors que le terme exact est Jû-JUTSU, chose non sans importance car les mots doivent signifier ce qu'ils désignent; de même, l'on entendra les témoins appelés à la barre citer le pionnier du Jûdô (à ne surtout pas prononcer "jus d'eau", SVP!) en France en le nommant "KAWASHI", alors que son nom était KAWA-ISHI (qui signifie "pierre de rivière"), le reste étant à l'avenant. C'est ce qui s'appelle partir d'un mauvais pied!
 
L'on nous présente ensuite un large extrait (26 mn) du film de Michel RANDOM, "les Arts Martiaux", certes pas sans intérêt mais qui commence à faire date (1970); tout pratiquant l'aura visionné au moins cinq fois, si ce n'est plus. La quasi-totalité des experts qui y apparaissent ont quitté ce monde depuis un certain temps, même si le témoignage que nous a laissé M. RANDOM représente une très grande valeur culturelle.
 
Le discours improvisé qu'a prononcé Maître FLOQUET, fondateur de l'Aïki-Budô, était à retenir car il insistait sur l'idée, dans le respect de ce que chacun fait (cette fameuse diversité tant prônée aujourd'hui dans d'autres secteurs); c'était d'ailleurs l'idée motrice, si j'ai bien compris, de ce fonds nouvellement créé: permettre aux différents courants de toutes les disciplines de co-exister sans qu'il soit octroyé de monopole à qui que ce soit; sans non plus que les membres de l'institution soient à même de porter des jugements les uns sur les autres. Idée noble, dont on ne peut que souhaiter qu'elle sera suivie d'effet
 
Et en... effet, la soirée aura au total donné un bel exemple de ce que devrait être (ou devra être dorénavant? On peut l'espérer, car nous sommes dans un monde changeant, à l'aube peut-être d'une modification de l'échelle des valeurs: certains empires n'ont-ils pas commencé à se fendiller dangereusement?) la co-existence pacifique entre les adeptes des différents arts (parfois d'un même art divisé en multiples tendances, ce qui n'ayons pas peur de le dire est salutaire!) qui tendent tous vers les mêmes sommets: amélioration des qualités humaines, et parmi celles-ci le développement de l'amour compassionnel tant prôné par le Maître-Fondateur de l'Aïkidô.
 
En ce sens l'aventure mérite largement d'être tentée; n'y avait-il pas dans la salle, ne serait-ce que pour notre art, le représentant de la plupart des courants d'Aikido existants? Les uns et les autres discutant le coup un verre à la main dans la très exigüe salle de restaurant où l'assemblée se retrouva une fois la présentation du projet terminée; ce n'est pas tous les jours que l'on assiste à un tel spectacle! Une fois sortis Pascal m'a d'ailleurs avoué qu'il avait adhéré immédiatement au projet avant même d'avoir assisté à la soirée tant l'idée lui semblait à soutenir.
 
Eh bien, soit! Tentons l'aventure; et, au passage, que l'on me pardonne mes propos digressifs (je n'ai fait que mon travail de reporter), nullement destinés à porter atteinte aux célèbres inconnus dont il est fait mention. Longue vie, donc, à cette institution, dont on trouvera sans peine je pense, les coordonnées sur Internet: FIPAM, 20, rue des Petits-Champs, 75001 Paris.
Last Updated ( Thursday, 26 November 2009 14:28 )
 
Izu 2009: Impressions du Japon / Colombe PDF Print E-mail
  
Monday, 16 November 2009 10:57

Voyage au Japon – par Colombe

Le Japon, c’est pas comme à la maison, ah non. Au Japon il n’y a pas de papiers par terre et on ne sait pas comment ils font car il n’y a pas de poubelles non plus. Au Japon, tout est propre, et on voit partout des gens qui nettoient des endroits que nous on n’aurait pas pensé à nettoyer. Au Japon, le contrôleur salue en entrant dans le wagon, ne demande rien à personne et ce sont les passagers qui n’ont pas de billet qui lui font signe pour payer. Au Japon, les toilettes vous accueillent avec chaleur et vous nettoient tendrement les fesses, et certaines tirent même la chasse toutes seules ; et aussi il y a toujours des pantoufles dedans et ça on n’a jamais compris pourquoi. La nourriture surprend au début mais il y a forcément un côté par où elle vous attrape, et alors vous vous y abandonnez et chaque repas est une fête sensorielle, avec une extraordinaire variété de saveurs, de couleurs et de textures. Les jardins semblent entretenus aux ciseaux à ongles, d’ailleurs on y a vu des jardiniers peigner les aiguilles des pins, rien n’y est laissé au hasard, c’est une nature idéale où chaque feuille, chaque caillou est à la place qu’un artiste invisible mais omniprésent lui a attribuée ; on y est entouré de tant de douceur et de beauté qu’on se sent beau et doux aussi à l’intérieur.

Alors les moments forts… ben, ça a été deux semaines de moments forts, un vrai festival, deux semaines parmi les plus belles de ma vie, dans un groupe avec une entente magique. Quelques moments au hasard :

- L’employé de la gare qui ne connaît pas Shimoda, demande à Manon de lui écrire le nom… et Manon qui le lui écrit en kanji et lui donne un cours de géographie japonaise en Japonais.

- A l’arrivée au Kannon Onsen, ils avaient mis les cinq hommes dans une chambre et les deux femmes dans une autre… et par un accord général immédiat et évident, Manon et moi ramenons nos futons pour qu’on reste tous les sept ensemble.

- Ah, le rituel de la tisane commune tous les soirs !

- Entrer dans un temple en costumes traditionnels, et échanger des sourires avec des écolières en uniforme qui nous demandent de poser avec elles sur leurs photos.

- Retrouver Pascal à l’autre bout du monde, quand il arrive on se met tous en seiza au milieu de la gare et on le salue comme à l’entraînement ; c’est une plaisanterie, mais bien sûr à la base de la plaisanterie il y a quelque chose de réel.

- Le barbecue au Kannon Onsen, les gigantesques plaques de métal et l’abondance de choses délicieuses dessus, le groupe de Serbes bourrés qui chantent en chœur des chansons folk aux mélodies déchirantes autour du feu de bois.

- Et se retrouver avec tant de gens de tant de pays différents et se comprendre, dans la pratique et au-dehors. Ich mag japanisches Essen ! You have a beautiful voice. Arigatô gozaimasssss !

- Le dernier soir, l’enchaînement baroque de toasts et de fous rires, la joie rendue plus poignante par l’approche de la fin.

- Le rire de pure joie dans le jardin Shukkei-en, un rire à 7 absolument parfait.

Peace, love and aïkido – Kanpai !

 

 
Izu 2009: Impressions du Japon / Manon PDF Print E-mail
  
Monday, 16 November 2009 10:52

Voyage au Japon

Cela faisait bien 5 ans que je mettais de l’argent de côté pour aller au Japon, et quand notre très cher Sensei a évoqué ce stage il y a 2 ans, je me suis dit que ça serait un très bon contexte pour un premier voyage. J’ai attendu cette date pendant des mois, passé des heures sur le programme des visites, et stressé pas mal de fois en me demandant comment on disait ci ou ça en japonais !
Je m’attendais à passer deux superbes semaines et elles se sont avérées bien plus qu’excellentes !

Tout d’abord en ce qui concerne l’aikidô, qui était (quand même !) le but de ce voyage, j’ai apprécié chaque instant du stage (sauf la demi seconde où je me suis esquinté un orteil…).  Je ne pensais vraiment pas m’amuser autant et j’ai pris beaucoup de plaisir à pratiquer. Les entraînements paraissaient trop courts (les tatami aussi d’ailleurs) et au final nous n’avons pas pu pratiquer avec autant de personnes qu’on le souhaitait. J’ai fait des rencontres formidables, récupéré plein d’adresses emails (certaines sans le demander…) et j’espère revoir toutes les personnes que j’ai appréciées. Le Kannon Onsen était très accueillant (sauf les serviettes) et la région de Shimoda magnifique. L’organisation globale du stage était sans reproche, et je pense qu’on gardera tous un merveilleux souvenir des repas (surtout de ce poisson kin-medaru dont on ne saura jamais l’espèce, gentiment découpé par M.Satô (oui mais lequel ??)). J’ai pu de même m’essayer à la traduction simultanée anglais-japonais pour quelques interviews et je compte bien m’améliorer car c’était assez approximatif… Cela m’a rendue encore plus admirative envers Pascal et Birgit ! 
En ce qui concerne notre groupe, je suis ravie d’avoir passé deux semaines non-stop avec tout le monde, j’ai pu me rapprocher de chacun d’entre eux et je me souviendrai toujours de chaque instant de rigolade et de complicité que nous avons partagé ! Quand je repense à mes premiers pas sur le tatami, je me dis que l’aikidô tout comme les gens du club m’ont énormément apporté et ont contribué à mon évolution (petite parenthèse philosophique…) Et là je glisse un énorme MERCI aux 6 samurai d’Ozoir, et à notre cher Sensei, tout simplement pour ce que vous êtes, des gens formidables que je porterai toujours dans mon cœur !!
Bon maintenant changeons de ton et parlons du Japon.
Quand j’ai commencé mon programme de tourisme, je pensais vraiment avoir du mal à tout gérer sur le terrain (les transports, les horaires, le temps des visites, devoir parler japonais pour tout le monde…) Et la réalité s’est vue beaucoup plus simple et agréable ! Ca a été un réel plaisir de guider tout le monde et de partager mes quelques connaissances sur les temples et lieux visités, j’ai adoré devoir parler pour tous et en deux semaines je pense avoir amélioré ma compréhension et ma rapidité à l’oral. En retournant à la fac je me suis rendue compte que c’est au Japon et face aux Japonais qu’on découvre ses vraies capacités. En cours, on a toujours un prof qui parle français ou un ami qui peut nous aider, et c’est comme si on se reposait tellement dessus qu’on a l’impression que notre cerveau reste en veille. Parfois je repense à ce que j’ai dit là-bas et je me demande « mais comment est-ce que j’ai su dire ça ?? » Un moment que j’ai particulièrement apprécié : lorsque j’ai dû montrer sur une carte et écrire « Shimoda » en kanji car le Japonais du guichet à la gare d’Hiroshima ne savait pas du tout où ça se trouvait !!
Et racontons donc un des nombreux temps forts de notre merveilleux voyage : le deuxième jour je devais retrouver un de mes correspondants, qui ne parle pas un mot de français et qui n’était pas sûr de pouvoir venir car sa femme était enceinte de 8 mois et devait accoucher aux alentours du 26. Je l’ai appelé le soir de notre arrivée, et il m’a fixé un rendez-vous le lendemain à la gare de Kyôto (je ne vous raconte pas mon appréhension pour le coup de fil, quelle galère de téléphoner dans une autre langue…) Et le lendemain, surprise, il était venu avec sa femme ! Ils nous ont guidés toute la journée, nous avons fait des visites formidables, pris plein de photos… Je n’arrêtais pas de demander à Junko si elle n’était pas trop fatiguée, si elle voulait faire une pause… Non non, elle a continué à marcher jusqu’à 22h ! On s’attendait à recevoir un coup de fil le lendemain pour nous annoncer la venue du petit… Et finalement ce n’est que 10 jours plus tard qu’il s’est pointé, le 15 octobre exactement !
Toujours est-il que j’ai été très contente d’avoir organisé cette rencontre, tout le monde était ravi, et je pense que tous se souviendront de l’accueil formidable de Naoya et Junko qui ont été tout deux adorables !

En conclusion : Je ne m’attendais vraiment pas à apprécier autant la vie japonaise et je compte bien y retourner dès que possible pour mes études (si je me retrouve à Tôkyô, j’en profiterai pour passer au Tendôkan !) Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de venir, je les encourage à le faire dès que possible ! Les Japonais sont des gens très accueillants et toujours prêts à rendre service, les paysages sont magnifiques et le Japon est un pays où, comme nous l’avons remarqué en rentrant en France, on se sent en sécurité.
Encore un grand merci à Pascal pour nous avoir donné cette opportunité et à mes compagnons de voyage pour ces deux semaines génialissimes !!    

Manon DEBIENNE

Last Updated ( Monday, 16 November 2009 10:56 )
 
Izu 2009: Impressions du Japon / Christophe BERNARDEAU PDF Print E-mail
  
Friday, 30 October 2009 09:56
Ma première sensation d'étonnement fut lorsque l'agent des chemins de fer nous a accueillis à Kyôto en nous saluant et en nous remerciant d'avoir utilisé "son train". Je me mis à me demander ce que cela donnerait en France ... (certainement une autre révolution!!!) Très gênés, nous le saluâmes avec respect tout en suivant les parcours fléchés dans les escaliers de la gare qui règlent la circulation des gens.
 
Après avoir constaté la propreté irréprochable des transports en commun, mon esprit fut marqué par le respect des gens pour les temples, patrimoine de leurs ancêtres, chose qu'il nous manque peut-être parfois pour nos églises. Les Japonais ont su plonger dans la modernité sans pour autant renier leurs racines et le travail de leurs ancêtres. Les Japonais recherchent la perfection même dans leurs relations. Lorsqu'on les observe, on les voit aller d'un point A à un point B en ne regardant que très rarement l'environnement sécurisé dans lequel ils évoluent. Beaucoup de respect entre les personnes, ce qui amène une certaine distance entre eux (distance raccourcie après une soirée avec du saké...).
 
Le respect entre les personnes implique très peu de petite délinquance, très peu de violence; ces actes si courants chez nous semblent "grossiers" pour les Japonais, même si les criminels professionnels existent. Lors d'une de mes discussions avec un Japonais en langue de Shakespeare, celui-ci m'expliquait que cela venait de l'éducation et du recpect; je lui rétorquais que c'était magnifique pour le Japon mais que cela ne peut être transposable en France du fait de la composition des populations; celui-ci en convint d'un hochement de tête.
 
Pour finir sur mes impressions martiales, j'ai constaté que les Japonais étaient très à l'écoute de leurs partenaires et possèdent un niveau technique qui leur permet de nous corriger malgré la barrière de la langue.
 
Ce voyage a été un enrichissement personnel et collectif pour mes camarades de route, dont les fruits n'écloreront certainement pas avant plusieurs années.
 
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