Tendoryu

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Stage Aikido Tendoryu à Izu 12-15 oct 2009 PDF Print E-mail
Monday, 26 October 2009 15:46
BUDÔ WA  Ô YOROKOBI  NO MICHI
      Stage d'Aïkidô Tendôryû à Izu (Japon)
      sous la direction de Maître Kenji SHIMIZU
                      12 - 15 octobre 2009
 
C'est le 10 octobre que j'arrivais au Japon pour la 22ème fois. Un premier séjour en 1978, qui fut une découverte, que dis-je, une révélation; un second et décisif séjour du 11 juillet 1980 au 30 mars 1991, suivi de nombreux retours à la Source du Jour (traduction exacte du mot NIHON), terme qui revêt un sens tout particulier pour les Budôkas chercheurs de Vérité que nous sommes.
 
Deux jours occupés à reprendre des forces: flânerie, recherche (vaine pour l'heure) de nouveaux livres sur l'Aïkidô, fréquentation assidue des Onsen (sources naturelles canalisées dans des installations de bains publics, véritable institution au Japon) de la région de Shizuoka d'où je me rendais le lundi matin vers Izu, lieu où se tenait le Stage qui allait réunir 144 participants.
 
De Paris, rendez-vous avait été pris avec les élèves (7 au total, qui constituaient en quelque sorte la "délégation française" du Tendôryû) directement à la gare de SHIMODA, chef-lieu de canton d'Izu, d'où nous prendrions une navette affrétée par l'établissement où allait se tenir le Stage. Preuve était ainsi faite que, plusieurs jours à l'avance (les élèves m'avaient précédé d'une semaine pour visiter le Japon avant de converger vers le lieu d'entraînement), il était possible de se fixer un rendez-vous à l'autre bout du monde, en un lieu que ni les uns ni les autres ne connaissaient, et sans pouvoir ensuite se contacter par les moyens modernes pour annoncer un éventuel contre-temps.
 
Par boutade, j'avais fixé 14h54 précises comme heure de rendez-vous à la gare, sachant en effet que la navette de l'hôtel partait à 15 heures; eh bien, le croirez-vous, les élèves avaient pris cela au pied de la lettre, mais c'est finalement vingt bonnes minutes en avance que nous tombions nez à nez dans la petite gare paisible, à peine troublée par le chahut provoqué par notre groupe de Français l'espace d'un court instant lors des retrouvailles.

Lorsque je dis que les élèves avaient pris au sérieux l'heure de rendez-vous, ce n'est nullement pour les railler, mais au contraire pour souligner leur souci d'exactitude et de fiabilité.

 
Le trajet vers le lieu du Stage dura environ 20 minutes, et le paysage campagnard avec les petites exploitations familiales où travaillaient de vieilles dames ridées, courbées sur leur rizière avec leur chapeau de paille pointu, défilait sous nos yeux cependant que nous devisions amicalement avec les quelques pratiquants allemands qui faisaient partie du voyage.
 
Arrivés sur place, nous sommes accueillis par de jeunes employées de l'hôtel, portant tuniques façon yukata (kimono d'intérieur) et toutes empressées de s'emparer de nos lourds bagages pour les porter à l'intérieur; nous déclinons bien sûr leur aimable aide, et sommes introduits en quelques instants dans nos chambres, spacieuses, flambantes neuves, avec encore un parfum de tatami vert, et dans l'arrière-pièce séparée par une baie vitrée, le bain coulant en permanence, venu du haut de la montagne et retournant prestement dans les entrailles de la terre après un passage fumant (40°) dans l'auberge.
 
Le temps de faire une rapide toilette, et de se rendre aussi au grand bain commun pour profiter d'un agréable réchauffement à ciel ouvert, parmi les rochers et entourés par les montagnes, et voici l'heure d'arrivée du convoi venant de Tôkyô, en deux grand autocars dont descendent des dizaines de pratiquants.
 
L'entraînement du soir commence. Maître SHIMIZU, après une très brève allocution, entame une série de jiyu waya ou libres applications sur son fils désormais appelé le Waka Sensei (Jeune Maître) depuis son entrée officielle au Tendôkan en qualité d'élève permanent en 2006. Ces techniques appliquées avec souplesse et puissance, toujours magnifiquement enroulées, sont désormais familières à nos élèves qui en sont à leur cinquième Stage avec le Sensei; ils n'en sont pas moins toujours séduits par la beauté du spectacle qui s'offre à leurs yeux.
 
L'entraînement de ce premier jour ne dure que 45 minutes; malgré une pratique intense et le désir ardent non pas d'en découdre, mais d'en "découvrir" aux prises avec les pratiquants japonais et étrangers (en espérant n'oublier personne, citons les Allemands, Serbes, Slovènes, Mexicains, Russes, Néerlandais, Danois, ...), nos Aïkidôkas resteront quelque peu sur leur faim car trois quart d'heures d'entraînement, c'est de leur aveu juste le temps qu'il faut pour se mettre dans le bain... L'on ne saurait les contredire.
 
Le repas du soir, comme tous les petits-déjeuners et dîners, sera servi dans la grande salle de l'auberge, et ne comportera que de la cuisine japonaise d'un raffinement extrême. Nombreux sont les participants qui sortent les appareils-photos pour "immortaliser" l'instant, et garder une image des plats exquis, multiples et colorés qui sont déposés sur un plateau devant chacun.
 
Pendant ces belles journées, pas de sucreries, pas de vin, pas de café, pas de gâteaux, mais du Hôjicha (thé brun japonais), de la bonne bière locale pour les irréductibles, et de l'eau du Onsen que l'on peut tout autant consommer que s'y plonger le corps. Tous les participants sont comblés par ce régime frugal mais ô combien salubre qui a tôt fait de restituer forme et qui sait? ligne aux pratiquants.
 
 
                    *                         *                      *                       *                          *
 
Le lendemain matin, deuxième session d'entraînements. Les cours ont lieu dans le Dôjô attenant, un très grand hall appelé SEI UN KAN ou Dôjô de la Bonne Fortune (ou du Bon Augure), construit par le fondateur du lieu voici plusieurs dizaines d'années en vue d'accueillir de telles manifestations martiales. Aux dires de son successeur, la maîtresse des lieux, c'est la première fois qu'un usage aussi massif en est fait. Le Dôjô vibre de tous les accents harmoniques d'une pratique souple toute empreinte d'amitié et du désir d'apprendre; et le Sensei bouleversera lui-même l'emploi du temps initial qui prévoyait deux séances de 45 minutes, pour ne faire qu'un long entraînement d'une heure et demie! De quoi rendre le sourire à nos pratiquants.
 
L'après-midi encore, les "45 minutes" seront dépassées, et nous aurons droit à une vraie séance d'entraînement, de quoi se plonger dans la pratique sans en être tirés au moment crucial comme cela pourrait être le cas si le keiko était trop bref.
 
Le soir, grande "partie" organisée dans un hall dont la capacité ne permettra pas à tous les participants d'être ensemble; petits groupes par petits groupes, les pratiquants regagneront leurs chambres où ils pourront deviser à loisir et pour certains profiter de l'affluence dans la salle pour se rendre au bain à la belle étoile quelque peu déserté en cette paisible soirée d'octobre.
 
Nos pratiquants français, bientôt rejoints par leur instructeur, passeront encore un long moment à échanger des points de vue sur les expériences vécues avant et pendant le Stage, ce qui est une façon ô combien constructive de faire le point sur les riches journées vécues.
 
Un fascicule remarquablement illustré, et retraçant les 40 années de cheminent indépendant (depuis sa rupture avec l'Aïkikaï) de Maître SHIMIZU, sera remis à chaque participant en plus d'une serviette aux "couleurs" du Tendôryû et d'un onguent mentholé destiné à soulager d'éventuelles blessures musculaires.
 
De ce grand Stage on retiendra l'attachement de très nombreux Aïkôkas à l'enseignement de Maître SHIMIZU; ses plus fidèles lieutenants, en particulier les deux plus anciens et unanimement appréciés tant pour leurs extraordinaire dextérité que pour leurs qualités d'hommes, Kô-Ichi WATANABE et Kôtarô NAGAI, entoureront le Sensei en permanence, et illumineront par leur présence la pratique des nombreux adeptes ayant eu la chance de travailler, même brièvement, avec eux; on retiendra aussi la solide amitié qui relie les pratiquants de tous les pays, réunis dans une communion de pratique qui transcende les vicissitudes des politiques subies de par le monde. Cette amitié sera exprimée au grand jour, si l'on peut dire, le soir du dernier entraînement, où un barbecue aux multiples foyers est organisé dans les allées du tout nouveau jardin de l'auberge, où serpente un cours d'eau où plusieurs iront mettre le pied par inadvertance (eh oui! la pratique de l'attention permanente ne se limite pas aux entraînements dans le Dôjô!).
 
C'est tout content que notre groupe repartira vers SHIMODA à bord du confortable train panoramique, toutes banquettes orientées vers la mer dont nous suivons la côte pendant la durée du voyage; en grignotant les légendaires gâteaux tendres à la pâte de haricot rouge "Daï Fuku", nous échangerons pendant une bonne heure et demie nos avis et impressions sur le séjour inoubliable que nous laissons derrière nous. En arrivant à la gare d'ATAMI, nos chemins se séparent: les élèves partent cette fois pour Tôkyô, tandis que je retourne dans la direction opposée avant de les retrouver samedi midi pour un déjeuner, non pas d'adieu, mais simplement "d'au revoir".
Last Updated ( Monday, 26 October 2009 15:57 )
 

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